-LA CONSTRUCTION DES CHALETS :
LA TECHNIQUE SCANDINAVE
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Construits selon la méthode scandinave, les 7 chalets en bois rond de la Traversée de Charlevoix sont montés pièce sur pièce et sans aucun clou. Chaque bille de bois comporte une face concave qui repose sur la face convexe de la bille suivante. «Cette façon de construire résiste mieux aux intempéries» commente Eudore «et c'est d'une solidité à toute épreuve». Chaque chalet est équipé d'un poêle à bois, d'un système d'éclairage et de cuisinière au propane.
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C'est Donald Ouellete, un maître de la construction scandinave qui a transmis son savoir à l'équipe de construction de la Traversée de Charlevoix composée entre autre, de Jean-Louis Shee et de Pascal Tremblay. Excellent élève, Pascal Tremblay, un amoureux de la nature qui adore la vie en forêt, a terminé, en juillet 1997, la construction du tout dernier chalet, le Dôme, pouvant accueillir une vingtaine de personnes et situé non loin de sentiers de courte randonnée.

Artisan soucieux du travail bien fait, Pascal est un perfectionniste qui met tout son coeur à l'ouvrage. Il est le bras droit d'Eudore Fortin. La clientèle apprécie tout particulièrement son service professionnel et son grand dévouement lors du transport des bagages et de la nourriture. 

Pour répondre à la curiosité de qui voudrait en connaître davantage sur la construction de maison de bois rond, nous suggérons la lecture de l'ouvrage de André Julien intitulé «La Maison de bois rond, technique de construction scandinave» publié en 1985 aux Éditions de Mortagne. Dans ce livre, l'auteur nous apprend que ce sont surtout nos voisins et concitoyens anglophones qui appréciaient les maisons en bois rond scandinave, alors que chez nous, on construisait plutôt la maison de pièces à emboîtage de queue d'aronde. Le château Montebello, dans l'Outaouais est un remarquable exemple de construction scandinave. «Ce qui différencie avant tout la technique scandinave de celle qu'employaient nos pères dans la construction de chantiers, c'est que les billots sont bouvetés sur toute leur longueur et non pas seulement dans les coins. On évite ainsi la corvée d'étoupage et de réétoupage, qui devait se faire à mesure que le carré séchait. La technique scandinave a réponse à tout ça et à beaucoup plus. Aux qualités d'étanchéité et d'isolation que nous offre le bouvetage latéral, ajoutons immédiatement celle d'une solidité à toute épreuve, prête à défier les siècles. Les murs semblent ne faire qu'un et leur aspect si naturel nous porte à nous demander s'ils n'ont pas poussé tels quels.» 

André Julien, La Maison de bois rond, technique de construction scandinave (Édition de Mortagne). 

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