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Au Québec, le sentier national comptera, une fois complété, quelque 1000 km, de l'Ontario au Nouveau-Brunswick. Il sera tracé principalement en pleine nature, n'effleurant la civilisation que pour le ravitaillement ou l'hébergement. Comme tous les grands projets, celui-ci a d'abord germé dans la tête de quelques mordus. L'idée était de réunir les amateurs de marche dans un défi commun, celui de réaliser un sentier pédestre ininterrompu reliant l'Atlantique au Pacifique, un projet d'environ 10 000 km. À l'instigation de Douglas Campbell, de la Canadian Hiking Association, l'Association canadienne du Sentier national (ACSN) est créée en 1971. En 1984, l'ACSN redéfinit sa structure nationale pour introduire et former les structures provinciales. La Fédération québécoise de la marche devient répondant officiel pour le Québec, mais ce n'est que quelques années plus tard, grâce à Réal Martel, que le projet prend vraiment son élan. Le «Comité québécois pour le sentier national» voit le jour en janvier 1990. Dès le 27 octobre de la même année, l'homologation d'un premier tronçon de 12 km dans Lanaudière - le sentier de la Matawinie - implante la balise officielle de Sentier national au Québec. Le premier objectif du SNQ est de stimuler la fierté liée à une telle entreprise et de créer un véritable sentiment d'appartenance et de solidarité. |